Genre drame, fantastique, yuri, hétéro, comédie, romance, amitié, tranche de vie
Contexte : Fantastique

Tags : Contexte fantastique - Filles ♀

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Comments :

  • Dr-Octopus

    25/06/2018

    [ https://youtu.be/OGh9EN46QUw ]

    Je dressais les oreilles, lorsque je reconnaissais la voix de ma maîtresse. Je penchais la tête sur le côté exprimant mon incompréhension face à ce qu'elle avait dis. Je haussais un sourcil perplexe en demandant pourquoi celle-ci m'appeler, Pochi ? Je la cherchais à travers la foule de mes yeux outremers, et je me relevais doucement sur mes pattes en couinant. Je léchais ma truffe avant de la remuer pour essayer de discerner l'odeur corporelle de celle-ci.

    Lorsqu'elle Ainhoa parvint à se frayer un chemin vers tout ce monde, elle accourra vers moi et s’effondra vers moi en me prenant ses bras. J'affichais sur mon faciès une grande surprise face à ce qu'elle racontait et l'inquiétude qu'elle laissait paraître. Sentant son étreinte sur moi, inconsciemment je secouais ma queue de droite à gauche mon manifester son bonheur. Je fermais doucement les yeux en jappant avant de coller ma tête contre celle de la demoiselle et de lui lécher avec tendresse le visage pour lui rendre l'attention qu'elle m'avait apporter.

    Une femme s'approcha de nous et interrogea la brune avec inquiétude. Je fronçais les sourcils en retroussant doucement les lèvres sans grogner, mais cela se voyait bien que je me trouvais sur la défensive. En entendant les âneries de ma partenaire, je me trouvais soudainement perdu et je restais assit immobile autour des personnes qui m’observaient.

    Soudain, des sirènes stridentes vinrent dans ces lieux me faisant dresser de nouveau, les oreilles en arrièrent grimaçant. Le bruit aigu qui sifflait dans mes conduits auditifs était fortement désagréable, mais la demoiselle ténébreuse s'approcha de mon visage afin de me transmettre un message. Je l'écoutais attentivement pour comprendre ce qu'elle avait à me dire. Le monde commença à s'éparpiller et elle m'annonça je signale en se mettant à courir en direction gauche. Je la suivis avec le même rythme qu'elle avant de nous retrouver dans des quartiers plutôt tranquilles. Je dépassais mon propriétaire qui commençait à s’essouffler, elle s'arrêta et s'appuya contre un mur pour reprendre sa respiration. Je fis de même pour ne pas la perdre et je m'asseyais au sol avec la langue pendante par la chaleur, mais aussi l’essoufflement.

    Quelques minutes et la demoiselle reprirent son calme avant de marcher de nouveau en direction plus lointaine et plus éloigné de la vie. Je repris ma marche avec elle en observant les alentours toujours avec une plus grande curiosité. J'observais les maisons qui ne ressemblaient plus au habitat d’antan et je me demandais à quoi, cela pouvait bien ressembler à l'intérieur. Nous passâmes à travers un parc ou des enfants jouaient à la balançoire tendit que certains adultes se promenaient avec leurs animaux de compagnie. Un carlin s'approcha de moi et tournoya autour de moi avant de sentir mon derrière. Je n'aimais guère cette attitude de bonjour et pour cela je me montrais plutôt hostile. Mais le chien insista encore en n'arrêtant pas de suivre, j'ouvris la mâchoire en grognant, prêt à mordre. Je chien me souffla dessus en guise de contrariété et s'en alla en direction opposée pour rejoindre sa maîtresse. Je secouais ma queue en la dressant pour signifier ma prestance et je suivis la brune aux cheveux longs.

    Nous passâmes à une montée avant d'apercevoir un paysage plutôt campagnard. Mes yeux s'écarquillèrent vers l'émerveillement et mes babines s'étirèrent pour exprimer un sourire. Tout était rempli de verdure et de maison plus vieille. Je me sentais un peu plus à l'aise de plus la brise caressa mon poil ce que je trouvais fortement agréable. Sans attendre Ainhoa, je me mis à courir à toute vitesse vers la gigantesque verdure qui perdait à perte de vue. Un sentiment de liberté envahissait mon lorsque j’accélérais ma course. Je revenais à chaque fois vers celle-ci pour ne pas l'égarer et je me roulais joyeusement dans l'herbe après m'être dépensé.

    Tout à coup, lorsque nous arrivâmes devant une maison, une odeur des plus désagréable et menaçante me prit le nez. Mon faciès joyeux se perdit en laissant place à la méfiance et l'agressivité. Ma seule idée en tête s'était de retrouver cette odeur putride et la chasser au plus vite. Je m'approchais de la porte d'entrée et me mis à aboyer en grognant et en grattant à la porte. Excité, je me remis à courir autour de la maison avant de me retrouver derrière et d'apercevoir une fenêtre fermée. Prise d'une folie et d'une crainte me sautais vers cette dernière en brisant la vitre ou des éclat de verre se plantais dans ma fourrure et ma peau. Je retroussais mes lèvres une fois dans une salle tendis que j'ouvris la porte pour me diriger vers cette senteur nauséabonde. Une fois que je me trouvais devant une porte en longeant un couloir, je me mis à aboyer en grattant la gigantesque planche en bois qui nous séparait. Je relevais mes fesses pour entrapercevoir à l’entrebâille de la porte en ouvrant grandement la mâchoire pour pouvoir mordre en grognant toujours méchamment. Il y avait l'ombre de quelqu'un qui défilait dans la salle ce qui confirma la présence de quelqu'un à l'intérieur. Soudainement, j'entendis des pas de personne monter les marches des escalier qui se trouvait non loin de moi. Je me redressais en arrêtant d'aboyer avec du sang qui tachait ma magnifique fourrure de couleur neige. Discret, je me faufilais dans la salle où j'étais entré avant en laissant quelque goutte au sol avant de m'allongeait sur le lit essouffler. De mes dents, j'arrachais les intrus qui s'étaient loger dans mon corps. Essoufflé et fatiguée par mon impulsion, je fermais doucement les yeux la tête entre mes pattes. Les coupures et les plaies guérissaient automatiquement comme si ne rien n'était.

  • NoxIdea

    16/06/2018

    Ma nouvelle maîtresse posa sa grande main sur mon visage avant que je ne puisse atteindre sa chaleureuse et douce poitrine. Je forçais le passage en posant ma tête contre sa pomme de main. Bien que ce membre inférieur semblait facile à rompre, la demoiselle possédait une sacrée poigne. Les oreilles se dressèrent en arrière tandis que je montrais mon contentement par des simples gestes animal. Une fois que mon faciès fut relâché, je fermais un ½il et déposais l'autre sur mon propriétaire remplit de curiosité.

    - Ah ! J'ai oublié mon carnet ! J'avais pleins de questions à poser pourtant ! Comment est l'intérieur de la perle ? Est-ce que tu peux y retourner ? Qu'est-ce qui se passe si je casse la perle ? Que voulaient dire les runes ?

    Mon regard remplit de demande d'affection changea bien vite, mais ce dernier ne le remarquait pas. J'affichais une mine sérieuse réfléchi et inquiet pour l'avenir qui allait s'en suivre. Pourtant, lorsque la demoiselle aux cheveux ébène reporta son attention sur moi, j'exprimais de l'innocence et de la douceur. Je penchais la tête en relevant l'une de mes oreilles pointues à la fourrure blanche et à l’intérieur rouge. Je restais silencieux pour ne pas lui devoir avouer ce qu'elle allait subir face à la guerre qui allait se produire.

    - Laisse tomber. On aura le temps de discuter plus tard ! Il faut qu'on trouve une moyenne de te ramener chez moi. Mes parents refuseront de t'héberger. Et mieux vaut ne pas leur dire d'où tu sors.

    À ses paroles, je collais mon nez contre sa joue pour rechercher de la chaleur. Frottant sans arrêt en poussant la chair le plus possible. Mes lèvres s'entrouvrirent pour laisser sortir ma langue, que je déposais délicatement sur le coin de ses lèvres en couinant légèrement. Je reculais ma tête brune de cette dernière en fermant de nouveau mes paupières comme si je me concentrais pour façonner quelque chose. Mon visage se crispa doucement et les lèvres se retroussèrent, laissant place à puissante canine acérée. De la fourrure blanche poussa sur mon dos pendant que je prenais petit à petit la forme d'un chien de race Husky. Lorsque la transformation fut complétée, mon pelage immaculé comme de la neige contrasta avec mes yeux d'outremer. Chaque individu qui pouvait aimer les canidés, serait émerveillé par la beauté sauvage que j'offrais. Je fermais les yeux et un frisson me parcourra mon corps à quatre pattes. Je secouais ce dernier avec vivacité en faisant trembler ma peau et mon pelage. Je tendis une patte en arrière pour pouvoir m'étirer avant de m'asseoir sagement en face de ma maîtresse docilement. J'attendais que celle-ci ne réagisse pas pour que nous puissions aller enfin chez elle. Mais la réaction fut toute autres ! Gêner par ses comportements et ses gestes exprimant sa curiosité exorbitante, mes oreilles se dressèrent de nouveau en arrière affichant arborant un faciès blasé et embarrassée. Je reculais d'un pas avant de me diriger vers l'entrée de la boutique. Le vendeur chinois me fixait intensément pendant quelques minutes avant de se diriger vers celle de la jeune fille.

    - Jeune fille n'hésitez pas à revenir dans cette boutique si vous souhaitez diverses informations concernant ce conte. Je ferais des recherches dessus pour vous venir en aide. Par contre si cette perle vous paraît trop lourde à porter, vous pourriez toujours me la remettre de nouveau. Votre vie va changer maintenant et vous ne pouvez échapper à votre destin. Au revoir mademoiselle et que les divinités chinoises vous porte chance.

    Suite à cet échange, je plaçais mes pattes sur la porte et de ma gueule j'attrapais la poignée. Lorsque je sortis dehors, mes yeux s'écarquillèrent de surprise. Le monde et l'époque dans laquelle j'étais tombé m'étaient parfaitement inconnus. Tout semblait étrange et bizarre, premièrement les accoutrements des être humains se trouvait tous moderne et saugrenue. Combien de siècle avait passé ?! J'avais sommeillé pendant si longtemps ? Je marchais sur le sol qui se recouvrait d'une curieuse substance pas non plus dérangeante. Perdu, je ne savais nullement ou me diriger et les gigantesques monstres de pierre, m’oppressais fortement. Craintif, mes oreilles se baissèrent et ma queue se faufila entre mes jambes pour si loger. Sans faire attention, je sortais du trottoir pour aller sur la route. J'ignorais que des créatures de ferraille fonçaient à toute allure dans diverses directions. Je marchais en plein milieu d'un passage quand d'un coup une voiture surgissait de nulle part prêt à me foncer dessus. Je ne remarquais trop tard du risque que j'avais pris. J'écarquillais les yeux et restais paralyser devant l'énorme caisse. Mon corps refusait de bouger tandis que mon c½ur frappait comme un marteau sur de l'étoffe. Un bruit strident retentissait subitement me provoquant alors une grosse frayeur. Machinalement, j'esquivais de justesse la voiture, provoquant alors un autre arrêt brusque d'une jumelle qui avançait à l'opposé. Mon corps tremblait et se baissa contre le sol, les oreilles dressé en arrière et la queue entre les jambes, je me mis à grogner en dévoilant mes crocs avides et féroces. Je provoquai un petit accident ou plusieurs transports s'entrechoquèrent activant automatiquement leurs airbags. De nombreuse personnes qui se situait sur le trottoir, aperçut ce spectacle cauchemardesque. Elles se dirigèrent tout droit vers les potentiels blessés, certaines s'approchèrent prudemment de moi pour vérifier si je n'avais pas subi un dommage. Pourtant, je ne les laissais pas s'approcher de moi, et me retrouvai sur la défensive. Je grognais plus fort quand l'un s'avança. Une femme avait appelé la police et les pompiers de son portable le plus vite possible, ce qui était la meilleure chose à faire, mais qu'allait-il advenir de moi ? Où se trouvait ma maîtresse ?

  • NoxIdea

    11/06/2018

    Combien de mois, combien d'année, combien de décennie avait découlé depuis ce désastre entre ses deux frères ? Je n'en savais rien ou je ne m'en rappelais plus. Du moins quelques fragments de mémoire voguais dans mes pensées. Comme la mort de plusieurs divinités, le sang coulé dans les mains de tous, et même les miennes. Je me souvenais de mon visage crispé par l'angoisse et la colère, tout en visualisant ce liquide rouge sur mes mains. Je me rappelais aussi la fin tragique de mon créateur que je désirais tant. Là ou l'âme de notre ennemi se divisa en cinq avant de transpercer le corps de mon maître. Nous tous, esprit étions présent de ce désastre choqué et horrifié. Alors que je désirais me précipiter vers lui, la perle où je résistais m'y empêcha me faisant petit à petit disparaître. Je me rappelais d'avoir tendu la main vers le mourant en exprimant tout mon désespoir par des cris. Le seules dernier souvenir que j'eus, était le sourire chaleureux de l'immaculé souillé par son sérum de vie et des lèvres remuer sourdement. Mon c½ur développa une grande amertume pour ses cinq nouvelles créatures que je jurais de détruire pour venger la seule personne qui pouvait me comprendre et me donner autant d'amour.

    Depuis cet instant, j'avais plus jamais vu me monde l'extérieur logeant toujours dans mon petit espace dépourvu de lumière, mise à part cette aura violette qui était mienne. La bille dans laquelle je logeais voyageait de pays en pays et passa de main en main sans être formellement touché afin de ne pas m'éveiller. Je restais dans ma boule recroquevillé sur moi-même en position f½tale. La tête rentrée dans mes genoux, les mains contre ma poitrine où je sentais de très faibles battement de c½ur. Les oreilles baissées et la queue entre les jambes exprimant une tristesse et une peur profonde. Mon corps se trouvait gelé malgré que mon corps fût recouvert d'un grand kimono à plusieurs couches. Mon visage exprimait une grande innocence avec les yeux clos et les lèvres légèrement entrouvertes. Je semblais tout de même être au calme et apaiser et pourtant sentiments parlant, je n'allais vraiment pas bien. De nombreuses émotions se mêlèrent en réalité dans mon esprit. Commençant avant tout par la rage et la culpabilité, car oui, je m'en voulais.. Je n'avais pas protégé mon maître au péril de ma vie comme je l'avais espéré. Je l'avais clairement regardé mourir sans rien faire. Un sentiment de solitude serra de plus en plus ma poitrine, et un léger couinement sorti de ma bouche. Je me sentais tellement seule sans amour et sans attention de mon maître, mais cela devait sûrement une punition de mon acte pacifique. Une autre émotion, le désir, l'envie de pouvoir me retrouver dans les bras d'une personne pouvant me donner autant d'amour que mon géniteur. Je souhaitais de la chaleur que je n'avais pas ici enfermé à être endormi et silencieux pendant des siècles. L'impatience mêlée à de la motivation. Mon devoir semblait de retrouver mes camarades et de battre ces satanées traites avant de ramener à la vie mon propriétaire et pour cela je devais tomber sur mon second maître. J'accrochais ma main fortement à mon tissu tout en me promettant de ne pas reproduire les mêmes erreurs et de tenir ma parole de protéger celui-ci jusqu'au péril de ma vie. L'inquiétude s'installa ensuite face à mes frères et s½urs. Avaient-ils pu s'échapper et ne pas subir des dégât de ce divin corrompu. J'espérais de ton mon être que rien ne leur était arrivé et je priais l'arrivée de mon nouveau maître.

    Dans le monde réel, la perle où je me trouvais était chez une boutique d'antiquité chinoise et plus précisément dans un sac noir. Une jeune femme venait s'informer de notre histoire et demanda ci le propriétaire de la boutique possédait l'un des joyaux de cette prophétie. Ce dernier hocha la tête et alla chercher le cabas avant de l'ouvrir et la tendre à la demoiselle. Elle plongea sa main dedans avant de rentrer en contact avec l'origine de ses recherches.

    Une légère chaleur se dégageait soudainement de mon c½ur, s'intensifiant petit à petit à chaque instant. Un bien-être s'empara de moi faisant légèrement relever la tête toujours les yeux clos. Un doux sourire se dessina sur mes lèvres tendit que mes oreilles animalier se redressèrent peu à peu. Encore incapable de bouger correctement, je restais immobile et me mis à murmurer entre mes lèvres.

    - Il est là

    Il fallu que le contacte soit bien chaleureux pour que je puisse enfin bouger correctement mes membres. La perle dégagea subitement une lumière éblouissante de couleur améthyste. Une aura puissante sorti de son origine faisant voler les pages des livres qui se trouvait dans les environs. Un caractère chinois se dessina sur la perle. Certains individus pouvaient facilement reconnaître ce motif comme par exemple le vendeur asiatique ou bien les personnes passionné des signe du zodiaque chinois. Le dessin représentait le mot chien, l'un des douze signes chinois de l'année.

    Lorsque le caractère s'effaça, des runes sortirent de la bille entourant ainsi la jeune inconnue et formant un cercle magique sous ses pieds. Le haut de mon corps se mit à apparaître les yeux clos et exprimant toujours une inconscience. D'une voix, je récitais la prophétie et des chants aux langues étrangère et ancestrales se firent entendre. À la fin du rituel, j'entourais délicatement mes mains au cou de la jeune femme toujours les paupières fermées. J'approchais mon visage et mon corps proche de celle-ci avant de déposer mes lèvres contre son front. La lumière et l'aura se dissipa d'un coup pendant que je décollais mes lèvres de sa tête avant de dévoiler des iris bleu turquoise animalier et intense.

    Prise d'une joie immense, je ne me présentais pas convenablement comme l'auraient fait mes camarades. Je sautais sur mon nouveau maître, le faisant tomber au sol. Je frottais ma tête et mes oreilles de chiens contre sa peau pour avoir de son affection. Je plongeais mon faciès à sa poitrine en secouant ma queue de droite à gauche pour exprimer ma joie. Les joues faiblement rouge, je me mis à couiner avant d'éternuer, car l'odeur de menthe était trop forte.

  • Diabolitika

    28/12/2017

    La Mort :

    Un nouveau rire hystérique raisonna dans le lieux froid, chose totalement déplacée au passage, quand cette fille lui parla de se battre, vraiment c'était trop drôle. C'était une humaine bien particulière et il adorait ça franchement. Ça faisait un moment qu'il n'avait pas autant ri avec quelqu'un, il se roula d'ailleurs sur le sol du cimetière avant de se redresser et reprendre sa respiration, un sourire béa accrocher au visage, c'était vraiment trop marrant franchement. Il avait le pressentiment que cette fille pouvait lui apporter de quoi tuer l'ennuie qu'il détestait tant. C'était bien la seul chose dont il ne pouvait pas se débarrasser, ce qui l'agaçait pas mal il faut bien le dire, mais bon ce monde était remplit de gens et de choses amusante, donc il finissait toujours par trouver de quoi s'occuper.

    - Allons jeune fille, ne sois pas aussi fâchée, je ne suis point ici pour te frustré ou te mettre en colère, tu n'es simplement pas tombée sur la bonne personne, souffla La Mort en ricanant encore.

    Et en moins de temps qu'il n'en fallait pour dire '' ouf '', il se retrouva derrière la brune. Il vint se saisir rapidement d'elle, son bras vint encercler la taille de la jeune humaine et il déposa sa joue contre le haut du crâne de la brune à lunettes. Il était du genre tactile, mais pas comme un pervers, loin de là. Dans le fond son touché était doux, mais aussi froid, était-ce réellement étonnant pour la créature qu'il était ? Nullement. Il reprit alors la parole de manière joyeuse :

    - Franchement je t'aime bien ! Si tu as tellement envie de voir des choses intéressante, je serai ravi de t'en montrer ma chère ! Qu'est-ce que tu en penses Aihnoa ?

    Finalement, il dévia son visage pour le placer près de celui de la concernée, histoire de pouvoir la regarder du coin de l'oeil un sourire en coin étirer sur ses lèvres pâles. C'était étrange comme scène, très étrange même, mais c'était ce qu'il aimait. Il relâcha finalement délicatement sa prise sur le corps de la brune. Il la contourna pour se positionner face à elle une fois de plus, il se pencha ensuite vers l'avant, étant plus grand qu'elle, son visage de trouvant de nouveau très près de celui de la lycéenne, attendant une réponse.

  • Diabolitika

    14/11/2017

    La Mort :

    Il regarda de nouveau cette fille, sa lèvre inférieure se mit de nouveau à trembler avant qu'un nouveau rire hystérique ne lui échappe. Elle partait vraiment trop loin franchement, beaucoup beaucoup trop loin. Il continua de rire jusqu'à ce qu'il sente quelque chose lui arrive dans les yeux, du spray au poivre, mais rien ne se passa, ça ne le brûla même pas ou quoi que ce soit de ce genre là. Il se frotta simplement le visage pour l'essuyer, rien de plus. Il écouta les questions de cette fille, définitivement, elle était vraiment bizarre, c'était le cas de le dire. Il pouffa de nouveau de rire et entendit un peu avant de lui répondre.

    - Absolument rien, vos petits jouets humains n'ont absolument aucun effet et ne te berce pas d'illusion, l'eau bénite ne marche sur aucune créatures c'est dans votre petit esprit remplit de cliché que ça marche.

    Il ne mentait pas, ce genre de chose ne marchait pas. Et l'ail n'avait absolument aucun effet sur les vampires, tout comme l'eau bénite. Et sur les démons n'en parlons pas, ils pourrait prendre des bains d'eau bénite ce serait la même chose que se baigner dans de l'eau normal. L'argenté se redressa doucement avant de s'asseoir sans gêne sur la tombe. Ses yeux vert luisant fixait de manière amusée la jeune femme en face de lui...même si vu son âge, le terme '' bébé '' serait plus adapter. Enfin ce n'était pas le sujet ici, finalement il regarda de nouveau la tombe en la tapotant avec ses long ongles étonnamment noirs. Il reprit alors doucement.

    - De plus cet humain s'appelait Henry Chester, décédé à l'âge de 60 ans d'une chute dans les escaliers de chez lui. Et avant que tu ne repartes dans une théorie du complot, il a simplement loupé une marche, rien d'autre. Et je le sais parce que je suis le saint patron des faucheurs, le dernier cavalier de l'apocalypse : La Mort.

    Il connaissait les raisons de la mort de tout ceux qui passait de l'autre côté, donc aucune raison qu'il se trompe là dessus. Elle ne pourrait pas contester, de plus se serait difficile de ne pas le croire. À vrai dire, il connaissait même à l'avance l'heure de la mort des gens, en fait La Mort savait tout. Il était plus puissant que Dieu, donc aucune raison de craindre quoi que ce soit. Maintenant qu'il y pensait, il avait hâte de pouvoir aller faucher celui que l'ont appelait '' L'Eternel ''- Foutais, rien n'était éternel. L'immortalité était simplement un prolongement de vie, mais tout finissait par mourir à un moment où à un autre.

  • Diabolitika

    17/10/2017

    La Mort :

    La mort était certainement la chose la plus vieille de l’univers et tout le monde pouvait en être frappé, oui, même les immortels. Et lui, il était ce que les être vivants craignaient les plus. Mais pas comme beaucoup l’imaginaient. Il n’était pas un squelette qui portait une grande cape noire, il avait cependant une faux. Mais il s’ennuyait depuis le temps-là et il y avait bien une chose qu’il détestait c’était l’ennui. Donc il était toujours à la recherche de quelque chose de nouveau qui pourrait l’occuper. Peu importe, humain ou non, ce n’était pas important tout ce qu’il voulait c’était de la distraction. Il avait un comportement étrange qui en laissait beaucoup très sceptiques, il fallait bien le dire. Bien que ce soit pas le seul point étrange de sa personne.

    Ce soir là, il errait un peu n’importe où à la recherche de quelque chose à faire et surtout d’intéressant qui pourrait tuer son ennui. Mais pour le moment rien du tout et c’était assez frustrant franchement. Enfin jusqu’à ce qu’il aperçoive une jeune humaine dans un cimetières qui semblait parler à...une tombe ? Tient, tient c’était plutôt intéressant ça. Il s’apporcha donc furtivement pour ne pas attirer l’attention de cette mortelle plutôt étrange. Il dut se retenir de rire aussi, parce que franchement cette fille avait un comportement hilarant pour lui. Il se retint un moment avant d’éclater d’un rire bruyant au possible. Et presque hystérique, ce qui révéla sa présence à la mortelle. Il se calma finalement avant de se pencher sau dessus de la tombe pour s’adresser à cette drôle de fille.

    - Désolé de te décevoir jeune fille, mais ce mec est mort en tombant dans les escaliers de son immeuble, il s’est brisé la nuque comme un lapin.

    Le ton était moqueur et ses yeux vert presque fluorescents étaient toujours poser sur le visage de la jeune fille à lunettes. Finalement il avait probablement trouver sa distraction pour un moment. Il avait vécu très très très longtemps donc des humains étrange il en avait vu passer, c’était le cas de le dire, mais il avait toujours l’impression de découvrir de nouveaux ‘’ talents ‘’ au fil des siècles. Rien que pour ça il était ravi d’être un immortel. C’était tellement amusant. Oui, il préférait largement s’amuser plutôt que de travailler, parce que oui, il laissait ses employés, c’est à dire les faucheurs, faire son boulot à sa place tout le temps.

    ( Désolée si ce n’est pas super long mais je suis sur Ipad. )

  • Shawn-Livie

    29/08/2017

    #Camille :

    Camille essaya de lire ce qu’elle écrivait sur le carnet, sans y parvenir. Elle allait prendre la grosse tête, si Ainhoa faisait tout ça ! Songea-t-elle avec un sourire réprimé.
    Eh bien visiblement, l’esprit, lui, il avait envie d’aller autre part, quand on voyait comment il réagissait à la présence d’Ainhoa. Camille se sentait de plus en plus mal. Et lorsqu’elle fit glisser la boîte vers elle, la jeune combattante eut un mouvement de recul incontrôlable mais elle hocha la tête.

    -”A qui appartient cette bague ? Que je sache où la ramener.” Demanda-t-elle en posant la main sur le couvercle, bravement. Pourtant il était évident que l’esprit n’en avait pas après elle.

    Puis elle mit la boîte dans son sac. Camille avait le don d’attirer le respect des gens parce qu’elle ne savait pas vraiment mentir et on voyait rapidement quand elle avait peur. Mais ce qui était respectable, c’était son courage. En effet, elle avait toujours affronté la moindre de ses peurs avec une froideur et un calme exemplaires,tout en défendant ses principes coute que coute. Ce qui expliquait pourquoi autant de gens l’appréciaent alors qu’elle était généralement froide et cassante. Et là, ses principes étaient simples en ce moment : protéger Ainhoa de l’esprit et réparer sa faute. Après tout la famille de Camille était plutôt traditionnelle et elle avait vécu dans le respect des morts.

    Camille renonça à la promesse, elle n’avait plus lieu d’être si elle rapportait elle-même l’objet. Alors une fois qu’elle eut bien refermé son sac, la jeune femme - ou le jeune homme - croisa les bras sur sa poitrine, se préparant à devoir parler d’elle - de lui. Ce qu’elle n’avait jamais fait auparavant, sauf lorsque Jen était venue pour lui en parler.

    -”Bon, vas-y, pose moi tes questions. J’ai pas toute la journée.” Dit-elle en soupirant et en réprimant sa faim. Elle mangerait ce soir.

    Et il fallait qu’elle trouve un jour pour s’éclipser et rendre la boîte à la famille. Demain ? De toute façon, un jour d’absence de plus ou de moins, ça ne changerait rien à son cas. Ce n’était pas comme si elle était douée. La seule chose pour laquelle elle excellait, c’était le sport. Et elle en ferait son métier.

  • Shawn-Livie

    25/08/2017

    Elles sont tellement différentes toutes les deux XD ça promet o/ Pauvre Camille... Elle est tellement protectrice en plus qu'elle va pas tarder à se sentir responsable d'Ainhoa et à vouloir la protéger XD alors elle va l'accompagner dans tous ses délires.

    #Camille

    D’autres membres. Ils avaient dû fuir après avoir rencontré Ainhoa. Je retins un soupir. J’avais une âme compréhensive et protectrice et cette partie là de moi se mettait à la place de la chieuse qui partageait la même pièce. Je n’aurais pas pu faire ce qu’elle faisait. S’obstiner à exister alors que personne ne vous tolère. Déjà que respirer le même air que ma mère m’était impossible, si tous ceux qui m’entouraient faisait preuve du même dégoût viscéral, je n’aurais probablement pas supporté de vivre.

    Ce fut le moment où je compris quelque chose, me souvenant de l’expression de Max en parlant d’elle, un point sur lequel Ainhoa nous étions fondamentalement différentes : Alors que je me battais pour que personne ne sache ce que j’étais vraiment, par peur d’être rejetée ou incomprise, elle imposait ce qu’elle était, en ignorant simplement ce que les autres pouvaient ressentir à son égard.

    Je ne me vexai pas lorsqu’elle m’accusa d’être idiote. Ce n’était pas vraiment un souci pour moi, je l’étais sûrement. Enfin, ce qui était sûr, c’est qu’on n’avait pas du tout la même façon de penser et si elle pensait que c’était de l’idiotie de ma part, je ne pouvais rien y faire. Je devais l’être un peu, je me sentais tellement dépassée en sa présence que je ne devais pas agir de la façon la plus raisonnable qui soit.

    Lorsqu’elle répondit à ma question, autant vous dire que je ne compris rien. Je me retins de lâcher un “Hein ?” emplit d’éloquence, craignant de descendre encore dans son estime, alors que je me voyais déjà plutôt proche du niveau zéro. Etre dans les négatifs de l’estime d’Ainhoa n’était assurément pas un but de ma vie.

    Lorsqu’elle me montra l’alliance, je la regardai. J’allais m’en approcher lorsque la brune me dit ce que c’était. Je la regardai d’un air scandalisé : même moi, qui ne croyais pas à l’invisible aurait répugner à toucher un corps, alors voler quelque chose sur la dépouille…! J’avais vu des clochards sans rien avoir à se mettre sur le dos s’y refuser.

    -”Tu devrais la rendre. A la famille.” Dis-je en croisant les bras sur ma poitrine, ayant à présent l’impression qu’il y avait quelqu’un derrière moi.

    Je m’approchai pour prendre l’autre siège. Je n’avais qu’une envie, partir d’ici, mais je me forçai à rester et à respirer avec calme. Un frisson me parcourut. Ainhoa ne semblait pas avoir peur mais vue son instinct de survie inexistant, ce n’était pas vraiment bon signe. Je décidai pourtant de rester là, encore un peu.

    Je baissai pensivement les yeux sur un point près de mon épaule avant de les relever vers elle - enfin, plutôt vers son sandwich. Mes épaules se détendirent un peu et je me reculai pour m’appuyer au dossier, décroisant mes bras pour les laisser tomber de chaque côté de ma chaise, étendant mes jambes.

    -”T’avais des questions ? T’as rien dit à personne, n’est-ce pas ?” Ma deuxième question n’était qu’une sorte de répétition, comme pour la mettre à l’aise, bien qu’à présent, je comprenais qu’elle pouvait le dire à n’importe qui, ce serait sa parole contre la mienne et je savais qui les gens croiraient. Et pourtant, je m’obstinais à faire comme si elle avait toujours l’ascendant sur moi alors qu’elle n’avait rien. Si demain je décidai d’arrêter de la voir, de ne plus rien avoir à faire avec elle, ce serait fini. Et ce n’était pas cette corde qui allait changer quoique ce soit.

    Mais je décidai d’ignorer tous ces faits. Après tout, qui savait si elle n’était pas capable de me maudire ?

    Je reposai mon regard sur la bague. Ça me faisait froid dans le dos.

    -”Avant je veux ta promesse que tu vas remettre ça à sa place. Avant la semaine prochaine. Enfin non, n’empire pas ton cas en déterrant un cercueil, s’il te plait. Mais rends la à sa famille. Sa femme a dû être détruite si elle s’est rendue compte de sa disparition… “ Dis-je en osant fixer ses yeux, sondant sa réaction.

    Je n’aimais pas du tout être ici et j’espérai que sa promesse calmerait l’esprit - s’il existait vraiment - le temps de ma visite.

  • Shawn-Livie

    25/08/2017

    Ainhoa ♥ XD elle me fait rire.]

    #Camille

    Le chuchotement à mon oreille me fit sursauter et je me tournai vers elle, sur la défensive. Je n’étais pas en état de me battre mais je me savais plus forte qu’elle… Hum… Stop. Pourquoi étais-je si inquiète ? Cette fille faisait crier mon instinct. Impossible de la cerner, de prévoir ses mouvements. Et pourtant, elle n’allait pas lever la main sur moi. Enfin, c’est ce que je pensais.

    -”Il fallait qu’on parle alors je suis venue.” Dis-je en passant une main sur ma nuque, la regardant de haut en bas.

    Elle avait l’air plus à l’aise et quelque part, la voir avec son sac, une poupée effrayante suspendue et bien visible, ça n’était pas étrange. C’était parfaitement elle, en fait. A partir du moment où je l’avais catégorisée comme dingue, plus rien ne m’étonnait. Enfin, c’était avant qu’elle me fasse tenir une corde épaisse enroulée.

    Avant cela, elle m’appela Spécimen n°56 et dans un état de pensées parfaitement irréel, je songeais aux 55 précédents spécimens. Etaient-ils encore capable de témoigner ? Ma question devint primordiale lorsqu’elle sortit la corde pour me la tendre. Je la tins docilement. “Dans quel monde ce genre de choses arrivent vraiment ?” Me demandai-je alors qu’elle trouvait enfin la clé. Lorsque le livre vola par-dessus ma tête que mes réflexes avaient baissée, je commençais à regretter d’être venue.

    -”Il y a quelqu’un à l’intérieur ?” Demandai-je en essayant de voir dans la salle, alors qu’Ainhoa passait la tête pour regarder.

    J’hésitai avant de la suivre, pénétrant dans un autre univers. Il faisait sombre et tout ce que je parvenais à voir me glaçait le sang. L’odeur était vraiment difficile à cerner, comme un mélange de soufre et de menthe. Non mais sérieusement. Quel était ce mélange ? Il n’y avait visiblement personne. Peut-être que tout résidait dans le “visiblement”. Comme pour la plupart des gens, le surnaturel n’existait pas vraiment. Ça ne faisait pas partie de ma vie, clairement, mais les histoires sur les fantômes, les coïncidences, me faisaient froid dans le dos. Penser à un ennemi que je ne pourrais toucher me pétrifiait, m’inquiétait. Enfant, j’avais l’habitude de rêver que ma mère se retrouvait possédée et qu’elle attaquait ma soeur. Et j’aimais donc croire que ce que je ne pouvais pas voir ou toucher ne me voulait pas de mal. Ou n’existait probablement pas.

    Je posai mes yeux sur Ainhoa, la préférant au reste de la pièce.

    -”Alors comme ça, tu es la présidente du club ? Il y a d’autres membres ?” Que Dieu, s’il existait, nous en garde.

    Je cherchai un endroit où poser la corde, pressée de m’en débarrasser maintenant que je me rappelai l’avoir en mains.

    -”Tu crois aux fantômes, ou aux trucs de ce genre ?”

    Je n’y connaissais rien, alors fallait pas m’en vouloir. J’étais bien trop intègre, bien trop … je ne sais pas. Pour croire en quoique ce soit d’autre qu’en ma propre existence et celles des autres. Et c’était déjà bien.

    Je fis le tour de la pièce, sans oser rien toucher, sans parfois même respirer, de ma démarche particulière rendue encore plus hachée par mes courbatures. Je montrai un objet étrange.

    -”Qu’est-ce que c’est ?”

    J’avais faim.

  • Shawn-Livie

    24/08/2017

    Bon comme d'hab, tu me dis si ça va pas etc je corrige ^^ )

    #Camille

    J’étais de nouveau parfaitement calme, je ne me sentais plus en danger. Elle commençait enfin à réagir comme quelqu’un de normal. Bien entendu, je ne me doutais pas que c’était mon approche qui avait surpris la sorcière. Je pensais qu’elle avait fini par avoir peur, par comprendre. Lentement, je lui tournai le dos alors qu’elle parlait, de nouveau parfaitement indéchiffrable. Je laissai tomber ma serviette sur mon sac alors que je remettai mon T-shirt qui se colla aussitôt à ma peau. Puis je renfilai mon short.

    -”D’ailleurs t’es sûre de vouloir que je t’appelle Camille ? Rien de plus… masculin ? Ca me dérangerai pas tu sais ?”

    Je la regardai avec surprise. C’était bien la première fois qu’on me disait quelque chose comme ça. Je m’assis sur le banc, essorant mon T-shirt entre mes mains, le laissant gouter sur le sol, sans la lâcher du regard, essayant de remettre mes chaussures. Mes pieds couverts d’ampoules protestaient. Si seulement je pouvais me téléporter dans mon lit ! Ainhoa, mmh ? C’était comme ça qu’elle s’appelait ? ça ne me disait rien du tout.

    -”Camille, c’est un prénom mixte… Et de toute façon, ça n’a pas d’importance, je m’appelle Camille. Je suis une femme. La seule chose qui n’est pas féminin chez moi, c’est ça...” Je tapotai ma tempe avant de me figer. Puis je posai ma main sur ma poitrine, au niveau du coeur, avec une expression pensive. “Ou ça peut-être. Sûrement les deux.” Décidai-je pour éviter de trop y penser.

    Je me relevai et lorsqu’elle me vira des vestiaires, je me rendis compte que je n’arriverais probablement jamais à la cerner. Cette fille était folle mais j’espérai réussir à lui parler normalement. J’allais dire quelque chose, un truc un peu puéril, du style : “je sors si je veux.” Mais l’entrée d’Olivia et ses amies dans la pièce me força à me taire. Elles regardèrent Ainhoa puis passèrent et me sourirent, me tapotant le dos en signe de récompense, après le score que j’avais fait, alors que j’essayai de sortir, me faufilant parmi elles. Je fis un petit signe de la main à Ainhoa en articulant “à demain” après avoir posé un doigt sur ma bouche, en signe de silence, lui rappelant qu’elle devait garder le secret.

    Enfin dehors, je pris le chemin de chez moi, mes muscles semblant crier : ils avaient refroidi. Pas de combat pour moi ce soir.

    [...]

    Le lendemain, je m’étais assise à côté de Maxime, mon voisin de table. J’aimais être avec lui, il était amusant. Et quand je m’ennuyais, je dessinais sur son cahier. Et quand je m’endormais, il me couvrait. C’était un bon voisin de table. Tant qu’il tombait pas amoureux de moi. Aujourd’hui, il fut particulièrement fier d’être assis à côté de moi. Les gens oubliaient à quel point j’étais forte en sport. Avoir un esprit masculin dans un corps féminin, peut-être que ça changeait la donne ? On ne se méfiait pas de moi.

    Je mordillai le bout de mon stylo, en regardant mon prof qui essayait de nous concentrer. C’était impossible, le lendemain d’une journée banalisée, d’obtenir quoique ce soit de nous.

    -”Dis, Max. Tu connais une Ainhoa ?”
    -”Celle qui s’occupe du club d'occultisme ? Elle est chelou elle nan ?” Répondit Max, fidèle à lui-même.

    Le club d’occultisme ? Intéressant. Ça pouvait expliquer pas mal de choses. Il n’y avait qu’une Ainhoa dans l’école, n’est-ce pas ? Où se trouvait le club d’occultisme ? Je ne voulais pas finir par la rencontrer dans un couloir. Elle n’était pas vraiment discrète. Si un rendez-vous vous inquiète, choisissez l’endroit, n’est-ce pas ? Autant se rendre directement dans la gueule du loup. Je ne la laisserais pas me trouver, préférant la touver la première.

    -”Pourquoi cette question, Camille ?”

    Je fis semblant de dormir, fermant les yeux, avant qu’il ne tourne la tête vers moi.

    [...]

    A la pause du midi, je faussai compagnie à Olivia pour chercher le club d’Ainhoa. Où était-ce ? J’arpentai les couloirs en chantonnant distraitement, de ma démarche qui n’avait finalement pas grand chose de féminin, surtout avec les courbatures que j'avais. Des curieux vinrent passer la tête lorsque je jurai en montant les escaliers, inquiets. Je pouvais avoir un langage de camionneurs, parfois.

    J’arrivai enfin devant la porte qui portait la mention que je cherchai. Je tapai doucement contre le battant. Est-ce qu’elle était là ? J’essayai de voir à l’intérieur de la salle…

    -"Ainhoa ? C'est Camille." J'avais faim.

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